Title

Transnational Labour Law and the Environment: Beyond the Bounded Autonomous Worker

Document Type

Article

Publication Date

2018

Keywords

International Labor and Employment Law

Abstract

Labour and environmental law operate in silos. This is equally true in the transnational sphere, despite the 2011 endorsement of UN Guiding Principles on Business and Human Rights. Labour rights as human rights appear easier to grasp than environmental human rights, and the UNGPs specifically highlight the work of the ILO. Due to egregious events such as the Bangladesh Rana Plaza factory collapse, transnational governance regimes have emerged to better ensure building safety and respect for labour rights. Yet the process of production of “fast fashion” is not only a problem for workers whose health and safety are put at risk, but also for children and families who live in the vicinity of polluting factories and experience “slow death” as a result of contaminated air and water. This paper will explore how a reconceptualization of the worker as a relational being and corporeal citizen might bridge the silos. Le droit du travail et de l’environnement fonctionnent en silos. Malgré l’approbation, en 2011, des Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies, il semble également que la sphère transnationale soit caractérisée par ce type de travail en silo. Les droits du travail en tant que droits de la personne semblent d’ailleurs plus faciles à saisir que les droits de la personne liés à l’environnement, et les Principes directeurs mettent surtout en exergue le travail de l’Organisation internationale du travail. En raison d’évènements flagrants tels que l’effondrement de l’usine Rana Plaza au Bangladesh, des régimes de gouvernance transnationaux ont vu le jour afin de garantir la sécurité des bâtiments et le respect des droits des travailleurs. Or, le processus de production de la « mode rapide » ne s’avère pas uniquement problématique pour les travailleurs dont la santé et la sécurité sont menacées, elles touchent également les enfants et les familles qui vivent à proximité des usines polluantes et qui, sous l’effet de l’air et l’eau contaminés, connaissent une « mort lente ». Cet article explore comment une reconceptualisation du travailleur en tant qu’être relationnel et citoyen corporel pourrait bâtir des ponts entre les silos.

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