Keywords
privacy paternalism, standing, health professions regulation, Charter s 8, regulatory searches
Abstract
When investigating whether a doctor has behaved unethically while treating a patient, professional regulatory colleges may search patients’ confidential medical records without patients’ consent. I argue that this practice is not paternalistic, nor does it usurp patients’ standing to decide for themselves whether to sacrifice their privacy to hold the doctor to account for professional wrongdoing. College investigations that non-consensually invade patient privacy do not express disrespect for patients’ agency because they aim to mitigate harm to the broader public. Unlike criminal prosecutions of doctors which uphold moral values pervading the public at large, college investigations enforce ethical standards within one private subsection of the community, namely, health professionals. Colleges occupy a unique intermediate position between private institutions like the family and public institutions of the state. They therefore enjoy a form of standing to hold their members accountable to the professional norms they define that is stronger than is the state’s standing to hold criminal offenders responsible to public values countenanced by society at large. Ultimately, attending to the special sociolegal status of self-regulating health professions helps vindicate the distinction between regulatory and criminal investigations when delineating citizens’ privacy rights.
Lorsqu’il enquête pour savoir si un médecin a commis une faute déontologique en traitant un patient, un ordre professionnel peut consulter le dossier médical confidentiel du patient sans son consentement. Je soutiens que cette pratique n’est pas paternaliste et ne prive pas le patient de son droit de décider luimême s’il veut sacrifier sa vie privée pour tenir le médecin responsable de son manquement professionnel. Les enquêtes menées par les collèges de médecins qui envahissent la vie privée des patients sans leur consentement ne témoignent pas d’un manque de respect envers l’autonomie des patients parce qu’elles visent à limiter les préjudices causés au grand public. Contrairement aux poursuites pénales engagées contre des médecins et visant à défendre les valeurs morales de l’ensemble de la population, les enquêtes des collèges de médecins font respecter des normes éthiques au sein d’un sous-groupe privé de la communauté, à savoir les professionnels de la santé. Les collèges occupent une position intermédiaire unique entre les institutions privées telles que la famille et les institutions publiques de l’État. Ils jouissent donc d’une forme d’autorité pour tenir leurs membres responsables du respect des normes professionnelles qu’ils définissent, qui est plus forte que celle dont dispose l’État pour tenir les délinquants criminels responsables du respect des valeurs publiques reconnues par l’ensemble de la société. Finalement, la prise en compte du statut sociojuridique particulier des professions de la santé autoréglementées contribue à justifier la distinction entre les enquêtes disciplinaires et les enquêtes criminelles lorsqu’il s’agit de délimiter les droits à la vie privée des citoyens.
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Recommended Citation
Anthony Sangiuliano, "Privacy, Paternalism, and Standing in Health Professions Regulation" (2026) 49:1 Dal LJ.