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Dalhousie Law Journal

Keywords

Opioid Crisis, Criminal Justice System, Public Health Crisis, Opioid Substitution Therapy

Abstract

The criminal justice system’s response to the opioid crisis exacerbates risks faced by people using drugs and is harmful to public health. Interviews with 11 interviewees including defence counsel, probation officers, and public interest lawyers and advocates revealed three key challenges of working in the criminal justice system during the opioid crisis. First, there is a lack of understanding of addiction within the criminal justice system. Second, as a result of the opioid crisis, fentanyl trafficking sentencing decisions in British Columbia emphasize the need for lengthier prison sentences, which disproportionately affects people who use substances. Third, the conditions on bail and probation orders and the resulting breaches of conditions increase the risk of custodial sentences for people who use drugs. This article outlines four recommendations for how the criminal justice system can be improved. First, actors within the criminal justice system need to understand the opioid crisis as a public health crisis and not a criminal crisis. Second, community supports should be expanded, including diversion programs, housing, and employment opportunities. Third, when people receive custodial sentences, they must have access to harm reduction supplies including naloxone, clean needles, and proper evidence-based health treatments, such as Opioid Substitution Therapy. Last, this article recommends the development of training that is delivered and designed in conjunction with people who use substances for all people working in the criminal justice system.

La réponse du système de justice pénale à la crise des opioïdes exacerbe les risques auxquels sont confrontées les personnes qui utilisent des drogues et est néfaste à la santé publique. Des entrevues menées auprès de 11 personnes, notamment des avocats de la défense, des agents de probation et des défenseurs de l’intérêt public, ont révélé trois défis importants pour le système de justice pénale confronté à la crise des opioïdes. Premièrement, il y a un manque de compréhension de la toxicomanie au sein du système de justice pénale. Deuxièmement, en raison de la crise des opioïdes, les décisions relatives à la détermination de la peine pour le trafic de fentanyl en Colombie-Britannique mettent l’accent sur la nécessité d’imposer des peines d’emprisonnement plus longues, ce qui touche de façon disproportionnée les personnes qui consomment des drogues. Troisièmement, les conditions des ordonnances de mise en liberté sous caution et de probation et les manquements aux conditions qui en découlent augmentent le risque de peines d’emprisonnement pour les personnes qui consomment des drogues. Le présent article présente quatre recommandations sur la manière d’améliorer le système de justice pénale. Premièrement, les intervenants du système de justice pénale doivent comprendre que la crise des opiacés est une crise de santé publique et non une crise criminelle. Deuxièmement, les soutiens communautaires devraient être élargis, notamment les programmes de déjudiciarisation, l’aide au logement et l’accroissement des possibilités d’emploi. Troisièmement, lorsque des personnes reçoivent des peines d’emprisonnement, elles doivent avoir accès à des mesures de réduction des méfaits, y compris la fourniture de naloxone et de seringues propres ainsi qu’à des traitements de santé appropriés fondés sur des données probantes, comme la thérapie de substitution des opioïdes. Enfin, le présent article recommande l’élaboration d’une formation qui serait conçue de concert avec les personnes qui consomment des drogues et qui serait offerte à toutes les personnes qui travaillent dans le système de justice pénale.

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