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Dalhousie Law Journal

Keywords

Queer Rights, TWAIL, Jurisprudence, International Human Rights, Caribbean Courts

Abstract

This article examines the legal status of queer rights in Caribbean jurisprudence. It conducts an analysis of Caribbean queer rights case law, in order to arrive at an understanding of the extent and dynamics of constitutional protection for these rights. It then uses the revelations from this analysis to determine how Caribbean queer rights jurisprudence has intersected with international human rights norms, values and rules. Finally, the article applies the TWAIL methodological approach to international law to argue that the Caribbean queer rights jurisprudence has not so far reflected the counter-hegemonic, resistance, anti-imperialist discourse that TWAIL champions, in spite of the socio-cultural and political Caribbean realities of homophobia. This homophobia mirrors some of the key conceptual notions and impulses of the TWAIL critique of international human rights law. I further argue that TWAIL, in spite of a number of its concerns about some of the norms and values found in international human rights law, including those related to gay rights, can nevertheless accommodate equality-seeking queer rights/human rights, if the core assumption is that queer rights ultimately are about the rule of law and democracy. I conclude that even though Caribbean courts are at an infancy in their reach to protect queer rights on the premise of international human rights norms, they have nevertheless certainly taken a leap of faith on an equality- preserving trajectory.

Dans le présent article, nous examinons le statut juridique des droits des personnes gaies dans la jurisprudence des pays des Caraïbes. Nous analysons cette jurisprudence afin de comprendre l’étendue et la dynamique de la protection constitutionnelle de ces droits dans ces pays. Nous utilisons ensuite les données tirées de cette analyse pour examiner les rapports entre cette jurisprudence et les normes, valeurs et règles internationales en matière de droits de la personne. Enfin, nous appliquons l’approche méthodologique utilisée par le mouvement TWAIL (Third World Approaches to International Law) pour soutenir que la jurisprudence relative aux droits des personnes gaies dans les pays des Caraïbes n’a pas jusqu’ici tenu compte du discours anti-hégémonique et anti-impérialiste que le mouvement TWAIL défend, malgré les réalités socioculturelles et politiques de l’homophobie qui existe dans les Caraïbes. Cette homophobie reflète certaines des principales notions au cœur de la critique du droit international en matière de droits de l’homme effectuée par TWAIL. Je soutiens en outre que TWAIL, malgré plusieurs de ses préoccupations au sujet de certaines normes et valeurs du droit international en matière de droits de la personne, y compris celles liées aux droits des personnes gaies, peut néanmoins accommoder les droits de ces personnes qui revendiquent l’égalité, si l’hypothèse de base est que leurs droits reviennent en fin de compte à une question de primauté du droit et de démocratie. Je conclus que même si les tribunaux dans les pays des Caraïbes n’en sont qu’à leurs premiers pas dans la protection des droits des personnes gaies sur la base des normes internationales des droits de la personne, ils ont néanmoins fait un acte de foi en faveur de la préservation de l’égalité.

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