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Dalhousie Law Journal

Keywords

unconscious bias, judicial decision-making, numerical cognition bias, dollar amount under dispute, tax law

Abstract

We investigate whether idiosyncratic features of numbers in dollar amounts unconsciously bias judges. If so, appellants’ likelihood of success could depend on the dollar amount under dispute. Specifically, we examine the following: whether the first digit in a dollar amount follows the frequency distribution predicted by Benford’s Law, and, accordingly, whether the likelihood of appellants’ success varies with the first digit of their disputed dollar amount; round number bias, which is the psychological tendency to prefer round numbers (ending in 0) over other numbers; and even-odd number bias, which is the psychological tendency to ascribe different characteristics to even numbers versus odd numbers. We use a sample of tax cases at the Tax Court of Canada (2010–2019) containing 3,811 disputes with dollar amounts for this investigation. Collectively, we find no evidence that these numerical cognition biases influence judicial decision-making. These results suggest that judges are unlikely to be biased by the dollar amount in a dispute. These results clarify circumstances in which numbers can influence judges, as there is empirical evidence that judges are susceptible to numerical anchors and show even-odd number bias when imposing sentence lengths.

Nous cherchons à déterminer si les caractéristiques idiosyncrasiques des chiffres dans les montants en dollars influencent inconsciemment les juges. Si tel est le cas, les chances de succès des appelants pourraient dépendre des montants en litige. Plus précisément, voici ce que nous examinons : l’adéquation du premier chiffre d’un montant en dollars avec la distribution de fréquence prévue par la loi de Benford et, par conséquent, la variation des chances de succès des appelants en fonction du premier chiffre du montant litigieux; le biais des nombres ronds, qui est la tendance psychologique à préférer les nombres ronds (se terminant par 0) aux autres; et le biais des nombres pairs et impairs, qui est la tendance psychologique à attribuer des caractéristiques différentes aux nombres pairs et aux nombres impairs. Nous utilisons, pour notre étude, un échantillon de dossiers fiscaux traités par la Cour canadienne de l’impôt (2010—2019) comprenant 3 811 litiges concernant des montants en dollars. Dans l’ensemble, nous ne trouvons aucune preuve que les biais cognitifs en matière de chiffres influencent la prise de décision judiciaire. Les résultats indiquent qu’il est peu probable que les juges soient influencés par le montant d’un litige. Les résultats clarifient les situations dans lesquelles les chiffres peuvent influencer les juges, car il existe des preuves empiriques montrant que les juges sont sensibles aux ancrages numériques et font preuve d’un biais en faveur des nombres pairs ou impairs lorsqu’ils imposent la durée des peines.

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