Keywords
racial justice, critical race theory, criminal law & justice, carceral state, friendship
Abstract
This paper posits that the Canadian state's attempt to target organized crime through the Criminal Code's criminal organization provisions has led to the criminalization of everyday expressions of Black life, including the criminalization of Black friendship. The statutory architecture of the regime incentivizes criminal legal actors with limited contiguity to Black culture to conflate bids for connection, association, and friendship within Black communities as gang activity.
Before the criminal organization provisions were enacted, Canada had no legacy of directly criminalizing organized crime. Localized violence in Quebec during the mid-1990s led to rushed amendments to the Criminal Code to target biker gangs. Though the provisions were originally designed to target one set of folk devils, they were easily repurposed and mobilized against groups who were already marginalized: young Black men. The criminal organization provisions position judges and juries as arbiters of what constitutes permissible versus suspect associations in Black communities. Meanwhile, “gangs” often serve as an important site of friendship creation and cultivation under the conditions of poverty and racism that create barriers to these relationships. The author suggests that where the state targets and criminalizes Black friendship, it may deprive a certain class of person from access to forms of social participation that animate full citizenship.
Le présent article soutient que les efforts déployés par l’État canadien pour lutter contre le crime organisé au moyen des dispositions du Code criminel relatives aux organisations criminelles ont mené à la criminalisation des expressions quotidiennes de la vie des Noirs, y compris la criminalisation de l’amitié entre Noirs. L’architecture législative du régime incite les acteurs du droit pénal ayant peu de contacts avec la culture noire à assimiler les tentatives de création de liens, d’association et d’amitié au sein des communautés noires à des activités de gangs.
Avant l’adoption des dispositions relatives aux organisations criminelles, le Canada n’avait pas l’habitude de criminaliser directement le crime organisé. La violence localisée au Québec au milieu des années 1990 a conduit à des modifications précipitées du Code criminel afin de cibler les gangs de motards. Bien que ces dispositions aient été initialement conçues pour cibler un groupe de « boucs émissaires », elles ont été facilement réutilisées et déployées contre des groupes déjà marginalisés : les jeunes hommes noirs. Les dispositions relatives aux organisations criminelles placent les juges et les jurys en position d’arbitres pour déterminer ce qui constitue des associations acceptables par opposition à des associations suspectes dans les communautés noires. Par ailleurs, les « gangs » servent souvent de lieu important pour nouer et cultiver des amitiés dans des conditions de pauvreté et de racisme qui créent des obstacles aux relations. L’auteur avance que lorsque l’État cible et criminalise l’amitié entre Noirs, il peut priver une certaine catégorie de personnes de l’accès à des formes de participation sociale qui stimulent la pleine citoyenneté.
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Recommended Citation
Reakash Walters, "The Criminalization of Black Friendship, Kinship and Belonging" (2026) 48:2 Dal LJ.
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