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Dalhousie Law Journal

Keywords

s 12 of the Charter, reasonably foreseeable offenders, Charter values, impact of incarceration on vulnerable offenders, Mandatory Minimum Sentences, R v Hill

Abstract

The Supreme Court of Canada was initially reluctant to strike down minimum sentences for inconsistency with the prohibition against “cruel and unusual treatment or punishment” found in section 12 of the Charter. The Court’s more recent jurisprudence incorporating the experiences of equality-seeking groups and vulnerable offenders played a key role in reversing course. It is principled to take into account the experiences of minority groups to the extent they are capable of illustrating an offender’s reduced moral blameworthiness. The inevitable criticism that this approach unduly expands judicial review is nevertheless more convincingly rebutted by observing that equality plays a role as a constitutional value, which requires rights be interpreted in a manner that bolsters—rather than detracts—from the ability of the Charter to promote substantive equality. The Court’s revitalization of a different feature of the section 12 jurisprudence—the impact of incarceration on vulnerable offenders—is less clearly relevant to whether a minimum sentence is constitutional. While prison is a “consequence of conviction,” whether prison is experienced in an intolerable way turns on how state actors “treat” those under incarceration. As such a breach relates to state conduct vis-à-vis an individual, any remedy should flow from section 24(1) of the Charter. The broad discretion available to judges to remedy any unduly harsh impact of incarceration on vulnerable offenders in turn ought to render the potential impact of imprisonment on offenders irrelevant to the constitutionality of a minimum sentence.

La Cour suprême du Canada s’est d’abord montrée réticente à abolir les peines minimales pour incompatibilité avec l’interdiction des « traitements ou peines cruels et inusités » prévue à l’article 12 de la Charte. La jurisprudence plus récente de la Cour, qui tient compte des expériences des groupes qui revendiquent l’égalité et des délinquants vulnérables, a joué un rôle déterminant en inversant la tendance. C’est une question de principe que de tenir compte des expériences des groupes minoritaires, dans la mesure où elles permettent d’illustrer la responsabilité morale réduite d’un délinquant. La critique inévitable selon laquelle cette approche élargit indûment le contrôle judiciaire est néanmoins réfutée de manière plus convaincante lorsqu’on observe que l’égalité joue un rôle en tant que valeur constitutionnelle, ce qui exige que les droits soient interprétés d’une manière qui renforce—au lieu de restreindre — la capacité de la Charte à promouvoir l’égalité réelle. La réaffirmation par la Cour d’un autre aspect de la jurisprudence relative à l’article 12—à savoir l’impact de l’incarcération sur les délinquants vulnérables—est moins clairement pertinente pour déterminer si une peine minimale est constitutionnelle. Même si l’emprisonnement est une « conséquence d’une condamnation », la question de savoir s’il est vécu de manière intolérable dépend de la manière dont les acteurs de l’État « traitent » les personnes incarcérées. Comme une telle violation concerne la conduite de l’État à l’égard d’un individu, toute réparation devrait découler de l’article 24(1) de la Charte. Le large pouvoir discrétionnaire dont disposent les juges pour remédier à tout effet indûment sévère de l’incarcération sur les délinquants vulnérables devrait, à son tour, rendre l’impact potentiel de l’emprisonnement

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