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Dalhousie Law Journal

Keywords

Sexual intentions, sexting, digital sexual communications, intention to consent, digital intimacy, R v Reimer, 2024 ONCA 519, section 276 of the Criminal Code

Abstract

Research indicates that women are less likely than men to have any intention of actually engaging in the sexual activities they communicate about digitally, and men are more likely than women to assume that sexual text messages indicate an intention to engage in sex “in real life.” Sexting often reflects a highly stylized, performance-based, uninhibited and sometimes disinhibited form of discourse that distinguishes it from in-person communications. It is frequently open to interpretation and only rarely can these communications reasonably be said to reveal a reliable and non-discriminatory inference about a complainant’s actual sexual intentions for the future, let alone a reliable inference connecting her state of mind at the time she sent them to her state of mind regarding consent at the time of the alleged offence. In the vast majority of cases, it is not reasonable to rely on sexting to infer that a complainant intended to consent. In the limited number of cases in which digital sexual communications are specific enough to infer such an intention, their probative value regarding consent is very minimal and their prejudicial effect substantial. Unless the complainant has made inconsistent statements about her intentions they should be excluded. Moreover, demonstrating this type of inconsistency requires a non-discriminatory basis for concluding that the text messages actually reveal such an intention. General sexual communications are not capable of demonstrating this intention without relying on “twin myth reasoning.”

La recherche montre que les femmes sont moins susceptibles que les hommes d’avoir réellement l’intention de se livrer aux activités sexuelles dont elles parlent en ligne, et que les hommes sont plus susceptibles que les femmes de supposer que les textos à caractère sexuel indiquent une intention d’avoir des relations sexuelles « dans la vraie vie .» Le sextage reflète souvent une forme de discours très stylisée, axée sur la performance, sans inhibition et parfois même débridée, qui le distingue des communications en face à face. Il est souvent sujet à interprétation et il est rare que l’on puisse raisonnablement affirmer que ce type de communication permet de tirer une conclusion fiable et non discriminatoire concernant les intentions sexuelles réelles d’une plaignante pour l’avenir, sans parler d’une conclusion fiable établissant un lien entre son état d’esprit au moment où elle a envoyé des messages et son état d’esprit concernant le consentement au moment de l’infraction présumée. Dans la grande majorité des cas, il n’est pas raisonnable de se fonder sur le sextage pour déduire qu’une plaignante avait l’intention de consentir. Dans le nombre limité de cas où les communications sexuelles numériques sont suffisamment précises pour déduire une telle intention, leur valeur probante concernant le consentement est très minime et leur effet préjudiciable substantiel. À moins que la plaignante n’ait fait des déclarations contradictoires sur ses intentions, ces communications devraient être exclues. De plus, la démonstration de ce type de contradiction nécessite une base non discriminatoire pour conclure que les textos révèlent véritablement une intention. Les communications à caractère sexuel en général ne permettent pas de démontrer cette intention sans recourir au « raisonnement du double mythe .»

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