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Dalhousie Law Journal

Keywords

Canadian administrative law, Artificial intelligence, Large language models, Administrative decision-making, Reasoned decision-making, AI-assisted adjudication

Abstract

This paper calls into question a common set of assumptions about the use of artificial intelligence in administrative law in Canada. While some assume that AI (AI) may be useful for assisting a decision-maker where core rights are affected, the prevailing view is that it cannot be relied upon to make final decisions, due mainly to functional limitations: AI cannot give reasons and its outcomes are fraught with bias and opacity that cannot be overcome. The prevailing view, however, took shape in response to earlier, more limited forms of AI. Large language models can be used in a way that mitigates earlier concerns to a significant degree—but both scholarship and policy have yet to absorb this. Experiments canvassed in this paper involving appellate court decisions show that when prompted to draw primarily on party materials, AI can produce a reasoned decision comparable in quality to that of a human, calling for a reassessment of AI’s possible role in administrative law and a shift of concern from underlying technical processes to the quality and cogency of reasons that AI can provide.

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Le présent article remet en question un ensemble d’hypothèses courantes concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) en droit administratif au Canada. Même si certains estiment que l’IA peut être utile pour aider un décideur lorsque des droits fondamentaux sont en jeu, l’opinion dominante est qu’on ne peut s’y fier pour prendre des décisions définitives, principalement à cause de ses limites fonctionnelles : l’IA ne peut pas fournir de motifs et ses résultats sont truffés de préjugés et d’opacité impossibles à surmonter. Toutefois, l’opinion dominante s’est forgée en réponse à des formes antérieures et plus limitées d’IA. De grands modèles de langage peuvent être utilisés de manière à atténuer considérablement les préoccupations antérieures, mais ni la doctrine ni les politiques ne tiennent encore compte de cela. Les expériences présentées dans cet article, portant sur des décisions de cours d’appel, montrent que lorsqu’on lui demande de s’appuyer principalement sur les documents des parties, l’IA peut produire une décision motivée d’une qualité comparable à celle d’un être humain, ce qui nécessite de réévaluer le rôle possible de l’IA en droit administratif et de se préoccuper non plus des processus techniques sous-jacents, mais de la qualité et de la pertinence des motifs que l’IA peut fournir.

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